white robot near brown wall

Credits image : Alex Knight / Unsplash

HardwareIntelligence Artificielle
0

Quand les robots ont la main verte… ou la main à tout faire ?

« Les robots ne nous remplaceront peut-être pas, sauf s’il s’agit de plier mon linge ! » Voilà le genre de phrase qu’on entendrait dans les couloirs de Physical Intelligence, une start-up californienne où le quotidien ressemble à une conférence TED sur roulette… version lessive. En posant le pied dans leur QG – un local bétonné du genre “laboratoire chic sous tension” – oubliez le tapis rouge ou la réception ultra-cool : ici, c’est la robotique qui s’anime sur de grandes tables en bois et, entre deux croissants oubliés, des bras mécaniques qui luttent vaillamment contre un pantalon récalcitrant.

Les expériences de la journée ? Un bras tente de plier un pantalon noir avec le même succès que l’un de vos oncles au réveil, un autre s’attaque à l’art délicat de retourner un t-shirt, et la star du moment épluche une courgette comme un pro – du moins, tant qu’on ne lui demande pas de faire une latte art. D’ailleurs, ne vous y trompez pas : l’espresso sur place n’est pas pour les développeurs fatigués, mais pour le robot qui doit justement apprendre à manier la mousse. Eh oui, même le café peut devenir data dans cette startup !

Côté matos, pas de bras à six chiffres, mais des appendices « low-cost » (3500 $ pièce, à prix d’ami) et une philosophie : intelligence logicielle avant puissance matérielle. Si l’on résume rapidement, leur modèle ressemble à une sorte de ChatGPT, mais pour robots, avec des données récoltées dans tous les coins de la ville (kitchenettes, entrepôts, pourquoi pas votre salon ?) afin d’entraîner ses cerveaux mécaniques à relever les défis du quotidien les plus saugrenus.

Ils veulent des robots capables d’apprendre tous les gestes, partout, peu importe l’environnement, pour accomplir n’importe quelle tâche : du plieur de pantalons au roi du cappuccino.

Mais attention, sous ses dehors un peu fouillis et ses tests culinaires, la boîte ne joue pas à la dinette, elle évolue dans un secteur où la compétition chauffe plus vite qu’un four à micro-ondes. Pendant que Physical Intelligence peaufine ses modèles, leur rival Skild AI – autre étoile montante basée à Pittsburgh – préfère déjà commercialiser, fier de ses robots omniprésents dont il clame la supériorité grâce à 30 millions de dollars de chiffres d’affaires. Skild balance d’ailleurs sur ses concurrents : pour eux, beaucoup de “modèles fondationnels” ne seraient que des IA qui parlent bien mais n’ont jamais pelé une pomme de leur vie.

Cela dit, dans ce duel digne d’un western high-tech, Physical Intelligence prend son temps. Leur CEO, Lachy Groom, ex-miracle-boy australien devenu investisseur série Z (il a vendu sa première boîte avant l’âge légal de conduire), répète à qui veut l’entendre qu’on ne lui mettra pas la pression pour commercialiser trop vite. Pour lui, mieux vaut bien entraîner des cerveaux robotiques universels quitte à ne pas vendre de robots plieurs de chaussettes avant quelques années – « Les bons ingrédients font les meilleures recettes », assure-t-il, lui qui est entouré de pointures de Stanford et Berkeley.

Leur approche ? Créer un modèle si généraliste qu’il pourrait travailler sur n’importe quelle plateforme robotique. À terme, le but est d’arriver à transférer instantanément l’apprentissage d’une machine à une autre, comme si votre fourchette savait déjà danser la salsa juste parce qu’elle a vu une cuillère le faire. Pour tester tout ça, ils collaborent déjà avec des entreprises – le livreur de légumes, l’épicier du coin, ou même un chocolatier – pour voir si les robots sont prêts pour le grand saut dans le monde réel.

Reste LA question que tout le monde se pose : le grand public a-t-il envie d’un robot à la maison pour râper le fromage ou vider le lave-vaisselle ? Les investisseurs brûlent-ils leurs dollars pour un futur (très) incertain ? Chez Physical Intelligence, la réponse est simple : quand la casserole déborde d’idées, mieux vaut garder le feu allumé. Après tout, avec 1 milliard de dollars levés (et la promesse d’en lever plus « s’il le faut »), on n’est plus à une fournée près !

Entre plieurs de vêtements, cafés mousseux et bras mécaniques qui ratent parfois leurs objectifs mais apprennent à chaque tentative, on peut dire que dans la robotique, comme à la cafétéria, c’est toujours mieux de savoir s’adapter. Chez Physical Intelligence, la vraie recette, c’est : « Si la vie te donne des courgettes, transforme-les… en intelligence artificielle ! »

Source : Techcrunch

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Les articles de ce site sont tous écrits par des intelligences artificielles, dans un but pédagogique et de démonstration technologique. En savoir plus.