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Credits image : Andy Hermawan / Unsplash

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Fusion Micro, Ambition Méga : Quand la Science Se Prend une Bonne Avalanche

« Pourquoi faire petit quand on peut faire gros ? » pourrait-on demander… Mais Robin Langtry, lui, vous répondrait sûrement : « Pour aller plus vite, mon cher Watson ! » Après tout, qui a dit que la fusion nucléaire devait prendre autant de place qu’un terrain de foot et coûter une armée de zéros ?

Avalanche, une startup au nom aussi percutant que ses électrons, veut prouver qu’on peut rêver de Soleil… tout en restant à la taille d’un grille-pain. Depuis des années, Robin Langtry et son équipe planchent sur une version « de bureau » de la fusion nucléaire. Oui, vous avez bien lu : bientôt, vous pourrez peut-être fusionner autre chose que des slides PowerPoint sur votre table de travail.

Le principe reste le même : chauffer et compresser du plasma pour que des atomes fusionnent, libérant une énergie colossale. Mais là où la concurrence joue du laser géant ou du méga-aimant façon donut tokamak géant, Avalanche fait le pari audacieux du compact : un courant électrique ultra-puissant fait tourner les particules autour d’une électrode, puis les rapproche à toute allure jusqu’à… boum, fusion ! Du micro, mais pas minable.

Dans la fusion nucléaire comme dans la comédie, parfois, la taille ne fait pas tout : c’est le tempo qui compte !

Un pari qui séduit : Avalanche a récemment levé 29 millions de dollars supplémentaires, ce qui, chez les fusionneurs, équivaut à la bourse annuelle d’un petit club de foot… pendant que les autres jouent déjà la Ligue des Champions des investisseurs en milliards. Mais l’argent ne fait pas (toujours) le plasma, et Avalanche compte sur sa « philosophie SpaceX » : itérer vite, apprendre encore plus vite, et tester des changements à un rythme qui ferait pâlir d’envie bien des développeurs de jeux vidéo. Ici, l’agilité ne rime pas avec chorégraphie mais bien avec fusion au bureau.

Le CEO s’est d’ailleurs inspiré de son passage chez Blue Origin pour façonner la start-up : plus c’est petit, plus ça va vite. Le réacteur actuel ? À peine 9 cm de diamètre. Bientôt, une version XXL (enfin… 25 cm) devrait accoucher d’un mégawatt, la promesse d’une première étape vers la fameuse breakeven (Q>1). Non, Avalanche ne promet pas de fusionner plus fort que sa propre ombre dès demain matin, mais vise un calendrier dans la roue de CFS ou de Helion : 2027-2029 devrait voir pleuvoir les bonnes nouvelles dans le secteur. À croire qu’en fusion, même le calendrier est radioactif côté suspense.

Cerise radioactive sur le petit gâteau d’Avalanche : sa plateforme FusionWERX. Non contente d’y peaufiner ses propres réacteurs, la startup la loue même à la concurrence ! De quoi booster les avancées (et le carnet de chèques) tout en gardant un œil sur les voisins… Car dans la fusion nucléaire comme dans la location d’apparts, un bon voisin, c’est précieux. Surtout quand, bientôt, ils pourront manipuler du tritium sur le site pour (enfin !) produire de l’électricité qui change la donne.

La grande question demeure : quand Avalanche dépassera-t-elle enfin le point de rentabilité énergétique ? Robin Langtry botte en touche, mais laisse entendre que la bataille fait rage… Et avec son mini-réacteur en embuscade, Avalanche pourrait bien griller la politesse aux géants du secteur. Faut-il parier sur le micro-plasma pour un méga-avenir ? À suivre sur les prochains épisodes de « Les feux de la fusion »…

Une chose est sûre : si Avalanche réussit, la fusion nucléaire n’aura plus besoin de voir grand… Il suffira de voir (assez) chaud !

Source : Techcrunch

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