« Faire une vidéo sans son, c’est comme faire un karaoké avec les paroles, mais sans musique : on a vite envie de mettre les mains sur les oreilles ! »
Dans le merveilleux monde de l’IA générative, tout le monde peut réaliser des vidéos en quelques clics — mais souvent, ces chefs-d’œuvre numériques restent désespérément muets… Heureusement, la startup berlinoise Mirelo, tel un chef d’orchestre numérique, a décidé de rompre le silence. Après avoir dévoilé Mirelo SFX v1.5, leur technologie capable d’ajouter des effets sonores synchronisés automatiquement à n’importe quelle vidéo, la jeune pousse fait beaucoup de bruit — dans tous les sens du terme.
Cette innovation n’est pas passée inaperçue, surtout chez les investisseurs, qui flairent le bon filon comme les pros des jeux vidéos flairent les cheat codes. Résultat : Mirelo vient tout juste de lever un impressionnant seed de 41 millions de dollars, mené tambour battant par Index Ventures et Andreessen Horowitz (oui oui, les mêmes qui mettent le turbo sur l’IA générative côté gaming).
Derrière chaque vidéo d’IA muette, il y a maintenant une chance de faire vibrer les tympans !
Mais il ne suffit pas d’avoir le son, il faut aussi la façon de l’amener. Sur ce terrain de jeu, la concurrence est féroce : Sony, Tencent, Kling AI (Chine) ou encore ElevenLabs – tous se sont lancés dans la danse du “vidéo vers SFX”. Sauf que Mirelo, en misant sur une spécialisation laser et une équipe qui va bientôt doubler, voire tripler (ça va chauffer à la machine à café !), compte bien s’imposer. Les modèles de la startup sont déjà accessibles sur Fal.ai et Replicate, visant une adoption via API, tout en peaufinant leur studio créatif pour séduire aussi bien les amateurs que les pros.
Bien consciente des débats qui agitent le secteur (données de formation, droits des artistes…), Mirelo mène sa barque sans faire trop de vagues : la startup privilégie les bibliothèques sonores publiques ou achetées, et signe des partenariats respectueux des créateurs. Pas question pour l’instant de remplacer les Hans Zimmer du coin, mais plutôt de donner un coup de pouce sonore aux créateurs et prosumers à partir de 20 euros/mois. Après tout, comme le disait George Lucas, le son, c’est la moitié du spectacle — et parfois plus, n’en déplaise aux apprentis Spielberg sans bande-son.
Fun fact : à la barre de Mirelo, on trouve deux musiciens-chercheurs, plus habiles à manier le code que le solfège. Pour l’instant, la demande “explose les amplis” côté effets sonores, car la recherche sur ce créneau est encore timide — c’est la promesse d’un joli « moat » pour les investisseurs, c’est-à-dire un vrai fossé défensif. D’autant que parmi les business-angels, on retrouve des noms bien connus de l’écosystème IA, de Mistral à Hugging Face.
Mais attention, dans cette symphonie technologique, tout peut aller très vite : Google DeepMind, avec Veo 3.1, commence lui aussi à ajouter des pistes audio à ses générateurs vidéo. Simon-Gabriel (CEO de Mirelo) a quand même le mot de la fin : « On dirait que tout le monde réalise d’un coup que mettre du son, c’est important… Un peu comme quand le cinéma est passé du muet au parlant. » Bref, tout est bien qui finit… en bruit !
Source : Techcrunch




