« Celui qui veut aller loin ménage sa monture. » Mais chez Uber, on dirait que le taxi file parfois si vite qu’il oublie de checker ses rétros ! Une pension de retraite de Detroit vient de faire une halte remarquée sur la route : une plainte a été déposée contre la direction de la société, accusée de jouer trop souvent aux fous du volant avec les règles de sécurité… et de compliance, ce mot so chic pour “réglementation”.
Ambiance salle d’audience dans la Silicon Valley : le procès, ouvert à San Francisco, dépeint Uber comme un récidiviste du contournement de règles, un abonné du “on verra plus tard”. Résultat, selon la plainte, l’entreprise traîne derrière elle une caravane de procès : victimes d’agressions sexuelles ou de harcèlements, clients handicapés, consommateurs surpris par Uber One… Les concernés n’y vont pas avec le frein à main quand il s’agit de réclamer justice !
Cerise sur le coffre, même le patron, Dara Khosrowshahi, et les membres du conseil d’administration sont nommés dans la plainte. Selon les plaignants, ils auraient préféré cligner des yeux bien fort plutôt que de voir les signaux d’alerte s’allumer : manquements aux devoirs, ignorance face aux avertissements, bonus jugés indus… On exige désormais d’eux qu’ils remboursent et révèlent à Uber son vrai GPS, celui de la conformité et du bon sens.
L’apparence d’une entreprise branchée peut cacher des circuits de décision un peu… grésillants.
Du côté d’Uber, le discours est tout sauf un aveu : “Procès sans fondement !” clament-ils. Selon la société, ces accusations relèvent du déjà-vu et du trop entendu, recyclées de précédents procès pourtant (selon eux) bien réglés. Ouf, ils n’ont pas encore proposé de régler ça via une course partagée…
En vérité, ce n’est pas une première : dans la cour des grandes technos, beaucoup de sociétés goûtent chaque année à la joie des poursuites dites “dérivées”. Là, c’est un actionnaire qui attaque les dirigeants… au nom de la boîte elle-même ! Adobe, Apple ou encore Intel : même topo, même tribunal, même genres de réclamations. Preuve que dans la tech, tout le monde essaie d’éviter les sorties de route, mais rares sont ceux qui gardent le contrôle du volant (ou du business) tout le trajet.
Alors, la question finale, c’est : Uber finira-t-il par faire monter la sécurité à bord, ou continuera-t-il à rouler en mode « code de la route ? Connais pas » ? Affaire à suivre, mais une chose est sûre — à vouloir couper trop de virages, on peut finir par se prendre un procès bien dans le pare-chocs. Allez, Uber, ce n’est pas parce qu’on s’appelle “start-up” qu’on doit zapper la case “stabilité” !
Source : Techcrunch




