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Conntour de l’Œil : Qui surveille qui surveille ?

« La vie, c’est comme une caméra de surveillance : parfois tu crois ne rien louper, mais tu oublies de nettoyer la lentille. » Voilà une devise que l’industrie de la surveillance numérique ferait bien de méditer, alors qu’elle est, une fois de plus, au cœur de l’actualité — et pas pour de bonnes raisons. Qu’il s’agisse de l’ICE qui joue à « Où est Charlie ? » sur le réseau de caméras de Flock, ou de Ring qui donne un peu trop la parole à la police, la frontière entre protection et intrusion est, disons, aussi floue qu’une vidéo de parking mal éclairé.

Mais pendant que le débat sur la vie privée fait rage, devinez quoi ? Le marché, lui, ne s’arrête jamais. Les modèles d’IA visio-textuelles propulsent la sectorisation vers de nouveaux sommets, armant les entreprises d’outils dignes de la CIA… ou d’un mauvais épisode de Black Mirror. De quoi donner des sueurs froides à votre vie privée, mais aussi multiplier les opportunités business pour des jeunes pousses comme Conntour.

Conntour, c’est un peu le ninja éthique de la surveillance. Son cofondateur, Matan Goldner, affirme choisir ses clients comme on sélectionne ses amis Facebook : avec soin, quitte à dire « non » à de gros chèques. Mais rassurez-vous, la start-up tient la route grâce à des clients poids lourds (coucou Singapour !), ce qui lui permet de garder la main sur qui regarde quoi, et surtout comment. Dilemme moral ? Plutôt un sacré argument auprès des investisseurs, puisque Conntour vient de lever discrètement 7 millions de dollars en moins de temps qu’il n’en faut pour binge-watcher une mini-série.

La surveillance d’aujourd’hui, c’est un cocktail d’intelligence, de vigilance… et de vigilance intelligente.

Mais alors, qu’a-t-elle de spécial, cette Conntour ? Grâce à sa plateforme dopée à l’IA, on peut fouiller des milliers d’heures de vidéo avec la facilité d’un moteur de recherche. Besoin de retrouver « quelqu’un en baskets qui passe un sac dans le hall » ? Hop, il suffit de demander à la machine, qui fouille toutes les caméras du bâtiment, plus vite que votre collègue le plus curieux. Le système, pensé pour s’adapter à tout – cloud, local, ou le meilleur des deux mondes – est aussi scalable qu’un service de streaming, et fonctionne même sur une carte graphique de gamer.

Bien sûr, tout n’est pas parfait au royaume de la vidéo HD. Conntour n’a pas encore inventé la caméra qui voit dans le noir total ou fait la mise au point sur une image floue. Pour contourner ce souci, la start-up fournit, chaque fois qu’on lance une recherche, un « score de confiance » pour signaler si la vidéo est assez nette pour que l’IA ne vous raconte pas n’importe quoi. Pratique, histoire de ne pas accuser le sosie flou de votre concierge…

L’autre gros challenge pour Goldner et son équipe ? Allier la magie du langage naturel façon ChatGPT… tout en restant ultra-efficace et économe en ressources. Parce que traiter des milliers de flux vidéos, ça consomme autant que votre ado en YouTube. Le futur de la surveillance intelligente, c’est donc une question de dosage : assez d’IA pour tout comprendre, mais juste ce qu’il faut pour ne pas faire sauter le compteur électrique.

Le dernier mot ? Dans ce secteur où tout le monde veut des yeux partout, mieux vaut avoir un cerveau (et quelques principes éthiques) pour garder la tête froide. Après tout, en matière de surveillance, il ne suffit pas d’avoir une bonne vision, il faut – surtout – garder un œil critique. Caméra-scope ou camera-stop ? Aujourd’hui, la question reste ouverte… mais au moins, vous pouvez la poser en langage naturel !

Source : Techcrunch

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