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Quand OpenAI rit (jaune) – L’erreur humaine au carré binaire

« L’intelligence artificielle, c’est formidable… jusqu’à ce qu’elle soit plus intelligente que notre bon sens. » Voilà qui met dans l’ambiance ! Entre confessions publiques, règlements de comptes et promesses de meilleurs lendemains numériques, l’affaire OpenAI à Tumbler Ridge est un feuilleton mêlant drame, cybernétiques excuses et (trop) tardive prise de conscience.

Il était une fois, dans la paisible contrée de Tumbler Ridge au Canada, un événement tragique qui a mis OpenAI au centre d’une tempête. Après la tuerie terrifiante commise par Jesse Van Rootselaar, 18 ans, on apprend que la célèbre entreprise d’IA dirigée par Sam Altman avait déjà repéré des conversations potentiellement dangereux sur ChatGPT… Mais a-t-elle prévenu la police ? Non, elle a préféré le silence. Ce n’est que bien après le drame que les autorités canadiennes ont été alertées. Un timing qui, avouons-le, manque cruellement d’anticipation.

Cette posture de spectateur privilégié, OpenAI a décidé de la quitter (avec quelques remords). Hyper consciente que la règle « Mieux vaut prévenir que guérir » s’applique peut-être aussi aux géants de la tech, la société promet de muscler ses protocoles de sécurité : plus de flexibilité pour signaler les comptes suspects, contact direct avec la maréchaussée locale et, bien entendu, main sur le cœur. Altman, dans sa lettre de contrition, a reconnu que l’apologie était « nécessaire pour reconnaître le mal et la perte irréversible subie par la communauté »… mais pas forcément suffisante pour réparer l’irréparable.

Parfois, même un robot doit avouer qu’il aurait mieux fait d’appuyer sur le bouton “Alerter”.

Le maire de Tumbler Ridge et le Premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, ont eu droit à cette confession, publiée dans le journal local. Mais si Eby juge l’excuse « nécessaire », il la considère aussi « terriblement insuffisante » au regard du traumatisme local. La technologie va-t-elle devoir apprendre à conjuguer compassion et réaction ? À voir comment OpenAI, bientôt doté de « points de contact directs » avec les forces de l’ordre, compte retisser la confiance… sous le regard critique d’un pays prêt à serrer la bride aux intelligences artificielles avec de nouvelles régulations fraîches comme une bise canadienne.

Dans cette histoire digne d’un épisode de « Black Mirror nord-américain », on aimerait croire à la promesse d’Altman de « travailler avec tous les niveaux de gouvernement pour éviter que cela ne se reproduise ». Un vœu pieu ? Ou une réelle leçon pour le futur ? Toujours est-il que le Canada réfléchit activement à poser des garde-fous réglementaires pour éviter que la prochaine intelligence artificielle ne fasse la sourde oreille quand il le faudrait moins.

Morale de l’histoire : dans la tech, quand on ne sait pas si on doit appuyer sur « signaler » ou « ignorer », mieux vaut choisir l’option qui pourrait sauver des vies. Et finalement, comme dit le dicton du monde connecté : « La technologie peut tout prévoir… sauf la réaction humaine ! »

Une affaire qui prouve qu’entre IA et irresponsabilité, il n’y a qu’un battement d’aile… ou plutôt, de notification. Mais la vraie question reste : Quand l’IA aura-t-elle enfin du flair avant le drame… ou faudra-t-il attendre qu’elle reçoive une mise à jour du bon sens ?

Source : Techcrunch

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