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La startup-mare : OpenAI sème, la Silicon Valley récolte

« L’intelligence artificielle, c’est comme un bon fromage : plus on la laisse mûrir, plus elle développe de saveur… et parfois, elle donne naissance à de sacrés rejetons ! »

Derrière l’immense succès d’OpenAI et de son célèbre ChatGPT, il se trame un phénomène digne d’un polar Silicon Valley : l’émergence d’une vraie “mafia” d’ex-OpenAI, bien décidée à hacker l’avenir de la Tech à coups de startups et de billets verts. Pendant que PayPal fait la sieste, OpenAI prépare la prochaine fournée de licornes ! L’entreprise est désormais évaluée à plus de 850 milliards de dollars. Mais la vraie graine de révolte se trouve chez ses anciens employés : ils pullulent dans la vallée comme des chatbots un lendemain de hackathon.

Certains, comme les frères et sœur Amodei, se sont fait la malle pour créer Anthropic, le rival le plus sérieux d’OpenAI. Leur mantra ? « Sécurité avant tout ! » (On n’est jamais trop prudent avec une IA qui pourrait envoyer des e-mails passifs-agressifs à votre patron). Anthropic pèse désormais 380 milliards et prépare une possible entrée en bourse. D’autres anciens ouvrent des labos à tour de bras (Coucou Thinking Machines Lab et Adept AI Labs), ou quittent OpenAI pour… revenir, à l’image de Kyle Kosic qui passe en mode aller-retour entre les deux entreprises, façon navette spatiale Muskienne.

Avec toutes ces spin-offs, OpenAI est devenu le Meetic de la startup IA : ça matche, ça break up, et tout le monde finit par bosser avec tout le monde.

Et la fête ne s’arrête pas là. Chez Applied Compute, c’est une équipe de trois anciens qui a levé 20 millions pour entraîner des IA sur mesure. Certains s’engagent dans la tech éthique, comme Margaret Jennings, partie lancer Kindo avant de s’envoler vers la French Tech chez Mistral. D’autres plongent dans les objets physiques : Shariq Hashme travaille sur le robot majordome de demain chez Prosper Robotics (adieu bazar dans le salon), tandis que Jonas Schneider imagine des usines ultra-précises chez Daedalus. Même la lutte contre le réchauffement climatique profite de la dissolve d’OpenAI, avec Living Carbon qui tente d’inventer des super-arbres gloutons de CO₂… comme quoi, on peut sortir de la tech pour retourner planter des arbres… assistés d’IA, évidemment !

Niveau capital-risque, c’est open bar : il n’est pas rare que ces nouveaux venus lèvent des centaines de millions avant même d’avoir écrit une ligne de code. Poussez la porte de vos bureaux et vous entendrez peut-être des phrases du genre : « Dis Siri, qui a un projet à 1 milliard de dollars à me proposer aujourd’hui ? » Même ceux qui n’ont pas (encore) d’idée lèvent parfois plus de fonds que la cagnotte annuelle de la loterie nationale.

Le business de l’IA ne se limite d’ailleurs pas à l’innovation technique. On trouve aussi au menu de ces alumni des startups qui s’intéressent à l’éducation (Eureka Labs d’Andrej Karpathy), à l’automatisation du service client (Cresta de Tim Shi), ou même à la transformation de la search en mode conversationnel (Perplexity, par Aravind Srinivas) – qui joue à la limite de la légalité en matière de scraping, mais le monde de la tech aime bien vivre sur le fil, surtout quand Jeff Bezos est dans la boucle.

Impossible de terminer la liste sans parler de ceux partis fonder des startups qu’on qualifiera pudiquement de « stealth mode » : discrets, mystérieux, mais prêts à sortir de l’ombre avec une IA encore plus maline que le stagiaire caféinisé du vendredi matin.

Alors que le monde se prépare à une guerre des IPO dignes d’un blockbuster, retenez bien ce scoop : chez OpenAI, le vrai produit, ce ne sont pas (seulement) des IA, mais des fondateurs en série. Finalement, la plus grande prouesse d’OpenAI, ce n’est pas d’apprendre à la machine à parler… mais d’apprendre à ses humains à repartir, pour créer l’IA qui leur volera la vedette demain !

Morale de l’histoire ? Avec autant de spin-offs, OpenAI aurait dû s’appeler « MultiAI »… Car chez eux, le licenciement, c’est avant tout une fenêtre d’opportunités !

Source : Techcrunch

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