« Quand il pleut de l’argent sur la tech de défense, mieux vaut savoir nager que couler dans la vallée de la mort ! » Voilà comment on pourrait résumer l’ambiance digne d’un thriller Silicon Valley sur le secteur de la défense américain. Anduril et Mach Industries viennent respectivement de doubler et quadrupler leur valorisation : à ce stade, on se demande si elles fabriquent des drones volants ou des machines à imprimer les billets ! Ajoutez à ce cocktail explosif une dose de budget militaire américain en hausse de 40 %, et vous obtenez une marée montante de startups prêtes à hisser leurs prototypes sur le navire américain.
Mais attention : selon Ross Fubini, le business angel qui a misé sur Anduril avant que ça ne devienne l’un des robots préférés de Wall Street, la traversée est loin d’être un long fleuve tranquille. Beaucoup de ces jeunes pousses au logo qui sent la poudre finiront perdues dans la « Valley of Death » (la Vallée de la Mort, rien que ça !), cette zone grise où le prototype fait “boum” mais la production industrielle finit plutôt en “flop”. Bref, être une licorne de la défense, ce n’est pas juste une histoire de pitch deck qui brille mais de contrats qui signent… et signent longtemps.
Sur le podcast Equity de TechCrunch, Rebecca Bellan s’est armée de questions (non létales, promis) et a cuisiné Fubini sur sa recette secrète pour survivre dans ce secteur pas franchement pacifique. Fondateur du fonds XYZ Venture Capital, satellite de l’écurie Palantir, Fubini explique que la vraie bataille se joue entre ceux qui savent adapter leur business à la dure réalité des commandes publiques, et les autres, qui restent des figurants, lettres mortes dans les dossiers de subventions du Pentagone.
Dans la défense, le plus dur ce n’est pas d’inventer : c’est de durer, même quand les subventions font “pan pan”.
Le podcast éclaire aussi comment le secteur, sous l’impulsion de conflits comme l’Ukraine ou les tensions au Moyen-Orient, est devenu un terrain de test grandeur nature pour les startups qui veulent prouver leur robustesse. Mais l’arme secrète, selon Fubini, reste une stratégie GTM (go-to-market) calibrée pour survivre à l’administration, les appels d’offres interminables et les normes dignes de Fort Knox. Autant dire que l’innovation, ici, doit être aussi résistante que les gilets pare-balles… et tout aussi discrète.
Et pendant que la planète tech s’agite, Fubini rappelle qu’il ne suffit pas de transformer une super app civile en missile. La “dualité” usage civil/usage militaire, c’est sympa, mais sans usines qui tournent, le rêve US reste une utopie PowerPoint. Les vrais survivants de demain ? Ceux qui lient agilité start-up et rigueur militaire, qu’il s’agisse de fabriquer des drones ou d’automatiser l’administratif du gouvernement (moins glamour mais nettement plus pérenne… et sans fumée noire !).
En bonus, pour ceux qui veulent voir la déf tech en action (ou juste compter le nombre de buzzwords par minute), n’hésitez pas à jeter un œil à l’épisode sur YouTube. Et si les nouveaux tycoons de la défense gagnent le jackpot, ne soyez pas surpris… mais on leur souhaite tout de même d’éviter les “boulets” du secteur !
Moralité (et punchline blindée) : dans la jungle de la Défense Tech, mieux vaut savoir jongler entre missiles et missions… que finir explosé par son propre business plan.
Source : Techcrunch




