« Plus c’est gros, plus ça passe », dirait-on à propos d’Amazon. Pourtant, ce géant n’échappe pas à l’œil attentif des gardiens de la concurrence. Amazon devrait se présenter devant la Commission Fédérale du Commerce (FTC) la semaine prochaine, comme le New York Times le rapporte. Ce tête-à-tête est crucial : le géant du e-commerce essaiera de détourner la FTC de déposer une éventuelle plainte pour violation des lois antitrust. Un véritable « entretien d’adieu », en quelque sorte.
Cela sent à plein nez une vieille affaire. En 2019, la FTC avait commencé à à flairer les affaires d’Amazon pour dénoncer son influence néfaste sur la concurrence. Selon Politico, cette plainte pourrait remettre en question les pratiques commerciales d’Amazon et pourrait conduire à une restructuration de son empire de 1,3 billion de dollars.
« Chercher à comprendre les pratiques commerciales d’Amazon, c’est comme plonger dans un bon vieux roman d’espionnage technologique. »
Du côté du protagoniste principal de notre histoire, Lina Khan, présidente de la FTC, a toujours été une critique fervente d’Amazon. Ancienne étudiante en droit à Yale, elle a proposé une réflexion sur une révision des lois antitrust face à la domination de l’entreprise. Elle a critiqué les lois antitrust américaines pour leur focalisation excessive sur les prix des consommateurs, négligeant d’autres façons dont les entreprises peuvent enfreindre la loi pour acquérir des avantages concurrentiels. Amazon, dans un acte de riposte, a plaidé pour la récusation de Khan de l’affaire en se basant sur ses travaux universitaires et ses déclarations précédentes.
Pendant ce temps, l’administration Biden semble de plus en plus préoccupée par l’influence des grandes entreprises technologiques. D’après Bloomberg, l’exécutif cherche à inverser ce qu’il perçoit comme des décennies de négligence de la consolidation et du pouvoir du marché. Cette affaire contre Amazon est séparée d’une autre plainte déposée par la FTC en juin contre le détaillant, qui l’accuse de tromper les clients en les abonnant à Prime et de rendre difficile l’annulation du service.
Compte tenu de tout cela, il n’y a qu’une chose à dire : « Amazon, tu es dans de beaux draps. »
Source : Engadget




