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Nebula Gate : Quand l’IA veut piquer les étoiles, la SF sort son sabre laser

« L’intelligence artificielle, c’est fantastique… sauf quand elle pique votre Hugo ! » Voilà qui résume l’ambiance en coulisse chez les fans de science-fiction ces derniers mois, où l’IA générative ne fait pas l’unanimité — sauf, peut-être, dans la catégorie « meilleure façon de s’attirer des ennuis ».

Dans un élan digne d’un épisode de Black Mirror, la Science Fiction and Fantasy Writers Association (SFWA) et le vénérable San Diego Comic-Con ont décidé de tracer (à nouveau) la ligne rouge : l’IA générative, c’est niet. Et ils ne sont pas les seuls à vouloir botter les fesses robotiques de l’IA, puisqu’on a vu Bandcamp bannir la musique créée par des algorithmes du même acabit. Apparemment, les robots ne sont pas invités à la fête.

Le feuilleton a démarré chez SFWA, qui a d’abord tenté d’introduire un soupçon de flexibilité dans ses règlements Nebula Awards : les œuvres 100 % générées par IA, c’est non, mais un brin d’IA dans la machine à écrire ? Eh bien… ça aurait été toléré du moment que c’était signalé. Alarme générale, cris d’orfraie, pétitions sur la table ! Face au tollé, le comité des Nebula Awards a rétropédalé plus vite qu’un hoverboard hors contrôle, clarifiant tout de suite : finalement, tout contenu issu (même partiellement) de l’IA est désormais persona non grata dans les nominations.

L’IA dans l’art, c’est parfois plus science-f(r)iction que science-fiction.

Jason Sanford, auteur et critique, s’est félicité de la capacité de SFWA à entendre ses membres, tout en rappelant que la frontière entre utilisation « acceptable » et « interdite » de l’IA reste aussi floue que le générique d’un épisode de Star Trek. Il souligne une inquiétude légitime : dans un monde où Word, Google et nos frigos intelligents sont déjà truffés d’algorithmes, où s’arrête l’aide technique et où commence l’irruption créative de l’IA ? Pas évident de jeter la première pierre numérique !

Du côté de San Diego Comic-Con, c’est l’AI-pocalypse aussi. Après la découverte de règles autorisant l’affichage – mais pas la vente – d’œuvres générées par IA, les artistes ont réagi comme si un alien venait de débarquer en costume de licorne. Résultat : règle modifiée en mode « AI = OUT », avec la subtilité d’un Hulk au réveil. L’un des responsables du salon a même glissé dans un mail que l’exclusion de l’IA existait « depuis quelques années », mais que le sujet était devenu si chaud que la règle méritait, on cite, un « NON ! Clair et net. »

Si l’on se fie à la tendance, d’autres organisations devraient bientôt dégainer leurs propres mesures anti-IA. Mais cette histoire est loin d’être terminée : entre purisme artistique et évolution technologique, la science-fiction n’a pas fini de débattre sur le grand bug de l’originalité. Et peut-être verra-t-on, un jour, le premier procès opposant un écrivain humain à un chatbot… avec un cyborg comme juge ?

En attendant, une chose est sûre : le vrai protagoniste de cette saison, ce n’est pas l’IA, mais le doute ! Si les robots veulent rafler les prix, il va falloir qu’ils travaillent… sur leur humanité.

Après tout, on ne veut pas d’IA dans nos prix Nebula, mais on n’est pas contre un peu de fiction dans nos IA !

Source : Techcrunch

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