IA, capitalisme et ro-bof : qui tient vraiment la télécommande du futur ?

Illustration originale : Evan Iragatie / Flux

Edito
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IA, capitalisme et ro-bof : qui tient vraiment la télécommande du futur ?

Ah, la grande foire technologique où les réseaux sociaux se liquéfient, les robots prennent le café à Davos et l’intelligence artificielle s’empare, opportuniste, de la moindre brèche laissée par l’humain ! Cette semaine, le fil rouge n’est plus un flux RSS mais une nappe phréatique d’opacité algorithmique, d’intérêts croisés et d’innovations aussi disruptives qu’interrogatives. Que ce soit l’effritement de l’influence de X, l’angoisse feutrée de Microsoft qui investit dans l’IA comme on jetterait des pièces dans un puits sans fond (cloud, vous avez dit cloud ?), ou le ballet étonnamment collectif des intelligences artificielles chez CollectivIQ, le débat de fond demeure : qui tire encore les ficelles… et avec quoi ?

Si X s’efface du centre de gravité de l’info — laissant les influenceurs alimenter le buzz pendant que médias et ONG abandonnent le navire —, c’est signe que la promesse du débat public universel s’est parasitée en un soliloque de plateformes, complices de leur propre déclin. Pendant ce temps, Microsoft fait pleuvoir des milliards sur des assistants toujours plus omniprésents, Copilot dans la suite, Copilot à l’hôpital, montant les enchères de la “cloudification” de nos existences sans révéler jamais les vrais chiffres du bonheur numérique. Voilà comment l’IA se généralise, fascinant au Forum de Davos ou au CES, avec pour symptôme ce renversement du rapport de force : ce sont désormais les outils qui dictent l’agenda — non seulement des entreprises, mais de la société civile tout entière.

L’intelligence artificielle se pare même de vertus “collectives” — CollectivIQ en tête — comme si la sagesse surgissait automatiquement de la moyenne de plusieurs modèles concurrents. Fini les hallucinations solitaires façon ChatGPT, faites place à l’harmonisation groupée d’algorithmes vitaminés. On en rêve chez les stratèges de l’économie mondiale (bonjour Davos), où l’IA cannibalise la moindre conversation sérieuse, évinçant le climat pour squatter les priorités économiques, géopolitiques et désormais, sociétales. Et quand, dans les couloirs feutrés d’OpenAI, un employé tente de capitaliser à titre personnel sur son information “prédictive”, la ligne morale se brouille : l’humain ou la machine, qui est le plus artificieux ?

Dans la grande conférence du futur, l’intelligence se distribue, mais le pouvoir réel se concentre toujours, souvent là où on ne l’attend pas.

Pendant ce temps, à Vegas ou dans les ateliers de Boston Dynamics, c’est le bal des “robobof” : de l’humanoïde Atlas (dopé à la sauce DeepMind) qui menace autant l’ouvrier que le délégué syndical, aux gadgets le plus farfelus du CES qui, entre deux mugs customisés, posent une question que plus personne ne veut sérieusement trancher : qui façonne vraiment le monde du travail et de l’entreprise à l’ère où l’IA définit les nouveaux rapports de pouvoirs ? Les startups y voient l’eldorado, la vieille économie traîne des pieds, McKinsey double ses effectifs d’agents IA mais promet encore de la place au pauvre homo sapiens créatif. Vertige de la reconfiguration ? On dirait bien.

Finalement, la disruption n’est plus seulement une affaire de technologie, mais celle d’un récit de société bousculé, où plateformes, IA et robots se partagent la scène aux dépens des anciens ponts de la conversation publique et de la stabilité professionnelle. Face à cette houle, il reste la question du sens : sommes-nous les maîtres de cette révolution ou ses marionnettes consentantes ? Si l’intelligence est devenue collective, la vigilance devra l’être aussi.

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