« Un hacker, c’est quelqu’un qui résout des problèmes… ou qui en crée de nouveaux quand l’ennui s’installe. » Voilà qui résume bien l’ambiance explosive de la cybersécurité en 2026, où même les piratages de réputation deviennent un sport de haut niveau.
DEF CON, l’un des plus grands festivals de pirates informatiques au monde (où le mot de passe WiFi est probablement “12345” juste pour le fun), vient tout juste d’ajouter trois noms à sa liste noire. Mais attention, pas n’importe qui ! Vincenzo Iozzo, Pablos Holman et Joichi Ito – tous relégués sur un banc de touche ultra-public et ultra-consultable. Leur point commun ? Leur présence dans les nouveaux fichiers du Département de la Justice sur l’affaire Jeffrey Epstein… et quelques emails pas très discrets.
Faut-il y voir une chasse aux sorcières 2.0, ou une réaction à pile trois pixels de la panique médiatique ? Joan Vollero, la porte-voix d’Iozzo, n’a pas tardé à qualifier cette expulsion de « purement performative » – surtout que, selon elle, Iozzo a moins fréquenté DEF CON ces vingt dernières années que votre modem 56k ne s’est connecté en 2024. À l’heure où toute la cybersécurité frémit, certains dénoncent une décision sans enquête approfondie, juste histoire de montrer patte blanche.
Dans le hacking comme ailleurs, la transparence a parfois la vue embuée.
Silence radio côté DEF CON, et les deux autres nominés, Holman et Ito, n’ont même pas laissé de bot pour répondre aux journalistes. Mais cette décision intervient alors que d’autres grands raouts cyber — comme Black Hat et Code Blue — avaient déjà discrètement fait disparaître Iozzo de leurs tableaux de bord, à la vitesse d’un effacement de cookies gênant.
Retour sur les profils : Iozzo, fondateur de SlashID et ex-dirigeant chez CrowdStrike, a bien croisé Epstein entre 2014 et 2018. Il jure que ce n’était que pour causer marché et technologies (oui, comme tout le monde… sur une plage privée). Holman, quant à lui, se décrit humblement comme “hacker, inventeur, futurologue” — un palmarès qui inclut aussi un coup de pouce à Epstein pour cacher de vilaines actualités en ligne. Quant à Ito, ex-directeur du MIT Media Lab, il a quitté son poste en 2019 pile quand son amitié financière avec Epstein a fait la une. Résultat : tout ce petit monde se retrouvent aujourd’hui blacklistés, parfois pour plus de bruit que d’actions avérées.
Ironiquement, parmi les preuves rapportées, certains échanges d’emails feraient presque sourire… S’ils n’étaient pas enfouis dans des téraoctets d’affaires bien plus sombres. Et même en fouillant le web en mode “incognito”, difficile de dire si Epstein a vraiment mis les pieds un jour à DEF CON, le créateur du festival lui-même en doutant. Mais qu’importe : sur la scène cyber, l’image compte souvent plus que l’historique du navigateur.
Bannir, c’est un peu comme patcher un système : on bouche une faille, mais on ne résout pas toujours le bug qui l’a causée. Moralité : dans la cybersécurité, il vaut parfois mieux verouiller deux fois la porte… surtout quand on ne sait pas qui s’invite à la fête (ni ce qu’ils pourraient ramener comme virus).
Source : Techcrunch




