« En informatique, votre meilleur ami peut devenir votre pire ennemi… surtout si c’est votre gouvernement. »
Bienvenue dans le nouveau feuilleton techno-géopolitique de l’année : « AI Chips, Américains sous Contrôle ! » Les derniers épisodes nous viennent de la Maison Blanche où, surprise, l’administration Trump caresse l’idée de garder un œil de faucon sur les exportations de puces d’IA – celles qui font tourner nos intelligences artificielles préférées, de la voiture autonome à la tondeuse qui se prend pour votre jardinier personnel. Selon Bloomberg, des règles sont dans les cartons pour obliger chaque entreprise, que dis-je, chaque gouvernement étranger voulant toucher à ces petites merveilles silicium made in USA à passer par la case « validation du Département du commerce ». Oui, même pour une commande façon « menus enfants » chez Nvidia !
Et attention spoiler : ce n’est pas juste une histoire de paperasse. En fonction de la quantité de puces voulues, on passerait du simple formulaire à remplir au niveau « rencontre au sommet avec le ministre de l’Économie du pays demandeur », version « Mission Impossible : trade edition ». De quoi donner des sueurs froides à plus d’un revendeur de hardware à l’international…
Si l’Oncle Sam cadenasse ses puces, certains risquent de chercher la clé… ailleurs !
Le paradoxe, c’est que l’administration Trump a d’abord déroulé le tapis rouge pour l’abandon des restrictions Biden (le fameux « AI Diffusion Rule »), pour ensuite dégainer de nouvelles mesures encore plus corsées. Alors oui, on pourrait croire à de l’impro façon stand-up, mais il se murmure que la nouvelle « supervision » pourrait faire grincer les dents des géants du secteur, AMD et Nvidia en tête – d’autant que le marché chinois leur fait déjà des politesses… un peu froides.
L’ironie dans tout ça ? À force de vouloir contrôler à tout prix l’export des puces surdouées, les États-Unis risquent surtout de pousser leurs partenaires et clients à regarder ailleurs – coucou Taiwan, Salut Corée du Sud ! Quand la suprématie globale se joue à la douane, toute l’industrie peut finir par préférer faire son shopping chez la concurrence. Déjà, Nvidia ne sent plus vraiment l’amour du marché chinois, gelé depuis que les règles changent au gré des vents politiques.
Pour couronner le tout, le Département du Commerce jure qu’on ne reviendra pas à l’ancienne version des restrictions, jugée apparemment « trop lourde, trop large, et carrément désastreuse ». Est-ce la promesse d’une suite haletante ou juste une autre saison de rebondissements bureaucratiques ? Même Netflix n’oserait pas.
Morale de l’histoire : à vouloir jouer les gendarmes du silicium, l’Amérique pourrait bien voir le train mondial de l’IA lui passer… sous le nez. Mais après tout, n’est-ce pas dans la nature des puces d’avoir envie de voyager ?
Allez, on conclut : « Qui veut voyager loin ménage… ses exportations ! »
Source : Techcrunch



