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Credits image : Austin Distel / Unsplash

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Kompas Menthe à l’Eau : L’Europe Met l’Investissement En Bouteille

« Dans la tech, rien ne se perd, tout se transforme… et parfois, tout se fragmente aussi ! » Voilà qui résume bien l’ambiance mondiale pour les investisseurs aventuriers qui cherchent la licorne cachée au bout de l’arc-en-ciel géopolitique. Entre murs culturels, barrières politiques et océans d’embargos, ils doivent désormais jouer à Risk avant d’investir dans une start-up.

La société de capital-risque européenne Kompas VC, qui a dressé ses tentes à Amsterdam, Copenhague, Berlin et Barcelone, ne s’y est pas trompée : investir dans la tech aujourd’hui, c’est comme danser la lambada sur une slackline. Pour garder l’équilibre, Kompas mise sur un nouveau fonds de 160 millions d’euros (on vous laisse le taux de conversion en dollars si vous êtes joueurs), en jonglant avec les particularités de chaque terroir économique.

Selon Sebastian Peck, l’un des associés, « le monde s’est scindé en trois sphères : les États-Unis, l’Europe et la Chine ». Non, ce n’est pas le pitch d’un nouveau jeu Civilization, c’est juste la réalité pour Kompas, qui doit adapter ses stratégies à cette partie géopolitique grandeur nature. D’autant plus que, depuis la folie des grandeurs de 2021 autour de la durabilité et de la relocalisation, la mode est désormais à l’intelligence artificielle et à la croissance façon éclair.

Pour investir intelligemment, il vaut mieux connaître ses voisins… et leurs habitudes de construction de maisons en kit !

Mais Kompas a trouvé son créneau : tout ce qui touche au monde physique. Si, si, il existe encore des start-ups qui fabriquent des trucs qui tiennent dans la main ou qu’on peut voir dans la rue (on vous promet, ce n’est pas qu’une légende urbaine). On parle ici d’optimisation de la productivité, de décarbonation et de gestion des risques. Par les temps qui courent, c’est plus original que de vouloir créer le prochain chatbot à la mode !

En fait, leur « niche » n’est pas si étroite. Relocaliser la production, redynamiser l’industrie : c’est le nouveau mantra européen (et même mondial). Mais tout n’est pas non plus rose : Kompas doit garder à l’œil la fragmentation régionale, surtout quand une innovation comme les maisons préfabriquées cartonne en Scandinavie… et fait un flop retentissant au pays de Goethe, faute d’appétit culturel.

Avec leurs tickets de 3 à 5 millions d’euros, Kompas peut se permettre de miser gros sur des talents locaux, tout en restant prudent : une idée pétillante en Espagne ne séduira peut-être pas le public américain. Surtout, car, en matière d’habitat, le style des maisons et les habitudes sont plus difficiles à adapter que le dernier meme viral sur TikTok.

Mais bon, la roulette des régulations et des tendances n’a pas dit son dernier mot. « On investit sur 10 à 15 ans, il y aura bien assez de rebondissements pour nous surprendre », note Peck. Au final, alors que les géants du capital-risque réseautent à Davos, Kompas préfère se faufiler dans les coins laissés vacants : spécialisation, agilité et œil affûté sont leurs meilleures armes pour dénicher la perle rare en terrain miné.

Et, qui sait, peut-être que la prochaine licorne sera… préfabriquée à la scandinave ? Une chose est sûre : chez Kompas, on préfère casser les codes que les œufs. Alors, investir aujourd’hui, c’est comme faire une omelette mondiale : il faut accepter quelques coquilles culturelles !

Source : Techcrunch

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