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Spotiflyer : la success story suédoise qui fait vibrer les oreilles… et les chiffres

« Pourquoi acheter un CD alors qu’on peut avoir tout dans sa poche ? » – Voilà une question qui a l’air anodine, mais qui est complètement d’actualité à l’ère de Spotify, où votre playlist connaît mieux vos ex que vous-même (c’est dire la Big Data !).

Si vous pensez que Spotify ne fait que remplir vos trajets de métro de tubes de l’été, détrompez-vous ! Le géant suédois du streaming s’est payé un nouvel exploit : accueillir un public de 38 millions de nouveaux auditeurs en un trimestre, ce qui fait un total de 751 millions adeptes du « next track ». L’astuce du moment ? Le fameux « Wrapped », ce tourbillon de stats annuelles qui transforme vos hontes musicales en posts Instagram, partagé plus de 630 millions de fois et déclinable en 56 langues (oui, même pour ceux qui n’assument toujours pas leur marotte Céline Dion…)

Avec 290 millions d’abonnés payants – et eux, ils font autre chose que streamer « Barbie Girl » en boucle – Spotify a gonflé son chiffre d’affaires à 4,53 milliards d’euros (+7 %). Pourtant, tout n’est pas rose au pays du logos vert : la pub, elle, a chuté de 4 %. Mais les investisseurs, eux, sourient avec un record de marge brute à 33,1 %. Preuve qu’on peut jongler entre podcasts, playlists et pubs sans trop de fausses notes.

Les chiffres font du bruit, mais la partition reste à composer pour durer sur scène.

Clou du spectacle : l’arrivée à la tête de l’entreprise d’un nouveau duo de chefs (d’orchestre), Gustav Söderström et Alex Norström, qui succèdent à Daniel Ek. Et si vous pensiez que Spotify était juste un juke-box XXL, sachez qu’il a muté en hypermarché musical : podcasts, livres audio, livres papier en rayon (on attend le rayon fromage), et même des vidéos musicales et concerts à réserver in-app… Tout est bon pour fidéliser l’utilisateur en lui proposant de remplir son agenda soirées comme son feed TikTok !

Question IA, la plateforme sort le grand jeu : DJ virtuel à la sauce algorithme et playlists générées à la volée par une intelligence plus musicale que votre tonton lors du karaoké de Noël. Encore mieux, on peut dorénavant exclure volontairement les morceaux indésirables, histoire de ne plus jamais revoir « Baby Shark » hanter ses statistiques.

Mais derrière ce déluge de nouvelles fonctionnalités, le vrai défi de Spotify s’appelle « rentabilité ». Au programme : hausse des tarifs (malgré les petites lamentations des fans), et nouveautés alléchantes sur le service gratuit pour piquer des parts à YouTube Music et Amazon Music. La guerre du streaming, c’est un peu comme une battle de rap : ça va vite, et ça distribue les punchlines à la pelle.

La plateforme vise déjà encore plus haut pour le prochain trimestre, avec un objectif de 759 millions d’utilisateurs et 293 millions d’abonnés payants. Et si le streaming musical avait finalement plus d’avenir que de refrain entêtant ?

En tout cas, chez Spotify, l’abondance de nouveautés, ça donne… le tournis. Mais après tout, « qui sème le streaming, récolte le bling-bling ! »

Source : Techcrunch

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