« Pourquoi mettre les doigts dans une prise quand on peut les poser sur un clavier lumineux flambant neuf ? » Il paraît que la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit… sauf peut-être chez OpenAI, qui vient de plonger ses circuits dans le monde physique avec la délicatesse d’un éléphant sur un trampoline. Oui, la boîte qui nous a donné ChatGPT débarque maintenant avec… un clavier ! Mais pas n’importe lequel : le Codex Micro, brillant de mille feux (littéralement) et vendu au doux prix de 230 dollars. Qui aurait cru que l’intelligence artificielle finirait par rimer avec périphérique ?
Fruit d’un partenariat avec le fabricant de claviers customisés Work Louder (un nom qui promet déjà un peu de chaos dans l’open space), le Codex Micro vise un public qui pense que gérer ses armées d’agents IA devrait ressembler à piloter l’Enterprise, joystick compris. Entre les touches personnalisables, le joystick pour les workflows frénétiques et la molette pour ajuster le niveau de « raisonnement » (comprenez : jusqu’où votre bot va-t-il fumer ses neurones pour vous ?), on se rapproche plus du gadget de James Bond que du simple outil de bureau.
Côté expérience utilisateur, OpenAI présente ce clavier comme le « command center for agentic work ». Autrement dit, il ne s’agit pas seulement de taper du texte, mais de dompter toute une ménagerie d’agents semi-autonomes grâce à quelques pressions de touches — ou, plus probablement, de faire jalouser vos collègues qui devront se contenter de leurs vieux claviers grisâtres. Le tout, contrôlable et paramétrable via une version spéciale de l’application ChatGPT sur desktop. Luxe, calme et… LED colorées.
Il ne faut jamais se fier aux apparences : derrière un clavier, se cachent parfois des histoires de robots, de brevets et de procès juteux.
Attention, tout de même : OpenAI admet que le Codex Micro est un produit en édition limitée. Autant dire qu’il s’agit peut-être plus d’un clin d’œil geek (ou d’un premier pas marketing) que d’un vrai raz-de-marée dans nos boutiques high-tech préférées. Car la vraie révolution matérielle pourrait bien arriver sous une autre forme, à en croire les indiscrétions sur le prochain projet maison : un haut-parleur intelligent, nomade, sans écran, et mystérieusement doté de « parties mécaniques mobiles ». Pour l’instant, ça ressemble surtout à une devinette digne du Père Fouras, OpenAI restant drapé dans un épais voile de silence quant au résultat final.
Piquant : ce nouveau projet a été confié à d’anciens ingénieurs d’Apple, l’entreprise à la pomme qui, justement, traîne OpenAI devant les tribunaux pour vol de secrets industriels. (Ambiance salle des profs, version Silicon Valley : « Dis donc, tu n’aurais pas piqué mon brevet au fond du tiroir ? ») Pendant qu’Apple tape du poing sur la table, OpenAI déploie son hardware… et nie farouchement toute accusation.
On l’aura compris : si l’aventure hardware d’OpenAI commence sous le signe de la lumière et de la customisation, elle s’enrichit déjà de feuilletons judiciaires, de prototypes énigmatiques et de design made in Cupertino. Encore une preuve que dans la tech, les câbles sont toujours plus emmêlés qu’il n’y paraît. À suivre… comme on dit, quand c’est flou, il y a un clavier sous le chapeau !
Source : Techcrunch




