« Regarde bien où tu mets tes yeux, car avec tous ces écrans, tu risques d’y perdre… la vue ! » Oui, chers lecteurs, bienvenue à l’ère du coup d’œil numérique où nos yeux carburent à la lumière bleue du matin au soir. Trois heures, six heures, parfois bien plus… on ne parle pas de votre temps à l’arrêt du bus, mais du temps moyen passé par adulte chaque jour sur un smartphone. Ce qui est joli pour nos stats, mais nettement moins plaisant pour nos yeux qui, soyons honnêtes, rêvent parfois d’une vie monastique hors-wifi.
Au cœur de ce marathon digital, une start-up sud-coréenne du nom d’Edenlux a décidé de se creuser non pas les méninges, mais bien les yeux : comment réparer la casse visuelle, cet effet secondaire inattendu de l’addiction aux smartphones ? Aux commandes, Sungyong Park, un CEO qui n’a rien d’un presbyte – il sait de quoi il parle. Un jour, victime d’un effet très secondaire d’une injection censée dénouer son cou, il se retrouve avec la vision trouble. Les médecins, plutôt lapidaires : « Attendez que ça passe ! ». Notre héros, peu enclin à attendre, se mue alors en cobaye et retravaille ses muscles oculaires à la sueur de ses pupilles. Bonne nouvelle, ses yeux reprennent du poil de la rétine. À la clé, une obsession : aider les autres à faire pareil, mais sans monter un labo clandestin dans leur salon.
D’abord baptisée Otus et à mi-chemin entre VR et optique de compétition, sa création s’est exportée en Asie, générant 10 millions de dollars et plus de muscle ciliaire que la salle de sport du coin. Mais Edenlux ne s’arrête pas là et veut s’attaquer, lunettes au poing, au marché américain avec son nouveau bébé, Eyeary. Plus discrètes, façon lunettes de soleil intelligentes, elles promettent de renforcer les muscles oculaires et d’entraîner notre vision à retrouver toute sa jeunesse, façon Rocky Balboa mais pour la rétine.
Dans un monde où tout le monde regarde des écrans, Edenlux veut que vos yeux ne tirent pas la langue !
Eyeary, ce n’est pas juste un gadget. Design soigné : check. Ultra-légères : check. Mais surtout, 144 points focaux pour personnaliser la musculation oculaire à la seconde près. Le petit plus geek : une appli Bluetooth qui relève chaque session et briefe un serveur boosté à l’IA… On est loin de la vieille petite machine à poire pour les myopes ! Et ce n’est pas fini : Edenlux a déjà décliné son concept pour la sécheresse oculaire, la prévention de la myopie des petits ou la récupération auditive. Prochain arrêt : que Samsung ou Apple ajoute un « mode fitness pour la cornée » à leur appli santé ?
Le marché visé est immense, car soyons honnêtes, qui ne se frotte pas les yeux après trois heures de doomscrolling ? À la manière d’un Oura Ring qui surveille votre sommeil, Edenlux imagine bientôt des abonnement mensuels pour suivre l’état de vos yeux… et de vos oreilles, les effets du podcast quotidien n’étant pas à négliger non plus.
Avec près de 100 millions de dollars levés, et une filiale désormais installée chez les cowboys texans, Edenlux voit loin. Très loin : l’objectif ? Mettre fin à la fatalité « yeux fatigués = lunettes obligatoires ». Et qui sait : bientôt la gym des yeux en bonus sur votre forfait mobile ?
Parce qu’en fin de compte, prendre soin de sa vue, ce n’est pas une mode healthy de plus. C’est l’assurance de continuer à voir clair, même après deux saisons de binge-watching et trois heures de Candy Crush. Et puis, entre nous : Eyeary, c’est comme les bonnes idées… ça se regarde de près !
Source : Techcrunch




