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Credits image : Minh Đức / Unsplash

Intelligence Artificielle
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GPT-5 : Erdos et mat !

« Il ne faut pas vendre la peau de l’IA avant d’avoir vérifié ses sources. » Voilà ce qu’on pourrait retenir après le dernier épisode digne d’une série Netflix opposant OpenAI, Meta, et un soupçon de mathématiques… façon Koh-Lanta. Cette semaine, dans la jungle toujours plus dense de l’intelligence artificielle, c’est Meta qui a lancé le premier caillou sur la twittosphère après une annonce tonitruante d’OpenAI. Non, GPT-5 n’a pas soudainement transformé vos profs de maths en fossiles – ce serait trop beau… ou trop inquiétant!

Tout a commencé lorsque Kevin Weil, vice-président d’OpenAI, a laissé croire dans un tweet vite effacé que GPT-5 avait résolu 10 « problèmes d’Erdős » jusqu’alors réputés impossibles à démêler, réussissant même à progresser sur onze autres. Pour ceux qui n’ont pas suivi : les problèmes d’Erdős, ce sont des colosses mathématiques fabriqués par Paul Erdős, le Mozart des équations. On croyait donc que l’IA venait de casser Internet ET les maths. Rien que ça.

Mais très vite, la communauté scientifique s’est réveillée – café à la main, ironie en bouche. Le mathématicien Thomas Bloom, gardien non officiel du site Erdos Problems, a pris la parole : « Ce n’est pas parce que c’est ‘open’ (ouvert) sur mon site que c’est ‘open bar’ pour les progrès scientifiques. » Autrement dit, Bloom admet volontiers ne pas avoir connaissance de chaque article au fond des tiroirs, mais ce n’est pas une raison pour dérouler le tapis rouge à GPT-5 comme à la Fashion Week.

GPT-5 a surtout trouvé des solutions déjà publiées, ce qui n’est pas exactement « réinventer la roue », c’est juste bien la chercher sur Google.

En réalité, ce que GPT-5 a fait, c’est retrouver des publications que même certains humains n’avaient pas remarqué dans les archives poussiéreuses du net. Un talent, certes, pour fouiller dans la littérature scientifique, mais pas de quoi changer toutes les calculatrices du lycée. Sebastien Bubeck, chercheur chez OpenAI, parle d’un bel exploit de recherche documentaire. Voyons le bon côté : si jamais GPT-5 se lasse des maths, on connaît une carrière tout trouvée… bibliothécaire du futur !

Cette petite polémique nous rappelle que l’IA, aussi puissante qu’elle soit, a parfois tendance à s’emballer plus vite que nos crédules cerveaux humains. Et ses créateurs aussi, manifestement. Avant d’imaginer un robot recevant la médaille Fields, il serait sage de vérifier que la solution n’a pas déjà tourné sur un vieux forum mathématique… entre deux memes de chats.

Au final, GPT-5 n’a pas révolutionné la preuve mathématique, mais il a brillamment démontré une réalité bien 2024 : savoir chercher a presque autant de valeur que savoir trouver. Et surtout, que, même dans le monde impitoyable de l’IA, tout buzz mérite fact-check.

Alors, pour conclure sur la même note mathématique, rappelons à OpenAI : « L’important n’est pas d’avoir toutes les réponses, mais de ne pas additionner les erreurs ! »

Source : Techcrunch

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