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Credits image : Richard WILSON / Unsplash

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Truth, Fusion et Compagnie : quand Trump tweete avec les étoiles

« La fusion nucléaire, c’est comme ranger son bureau : tout le monde en parle, mais personne n’a encore vraiment réussi. » C’est pourtant avec un enthousiasme atomiquement décomplexé que Trump Media & Technology Group (TMTG), la maison-mère du fameux Truth Social cher à Donald Trump, vient d’annoncer une fusion (sans mauvais jeu de mots) avec la société californienne TAE Technologies, spécialiste de la fusion nucléaire depuis trois décennies. L’accord, pesant plus de 6 milliards de dollars, propulse l’entreprise de réseaux sociaux directement sur le ring survolté des giga-projets d’énergie du futur. On imagine déjà les hashtags : #FissionImpossible #TruthSeRallume.

C’est donc un nouveau chapitre rocambolesque pour l’empire Trump, qui s’essaye, après le microblogging et les cryptomonnaies, à la physique fondamentale la plus ardue. Mais attention, ici, on ne parle pas de fusion de comptes Twitter, mais bien de fusion nucléaire — ce Graal énergétique censé alimenter nos villes sans réchauffer la planète… enfin, si ça marche un jour. TMTG annonce vouloir construire dès l’an prochain le premier réacteur de fusion « utilitaire » de 50 mégaWatts. Peut-on dire que la communication sera désormais très, très énergique ?

Mais l’industrie de la fusion, elle, n’a pas eu de coup de foudre immédiat. Plusieurs insiders affichent leur perplexité, voire leur inquiétude, devant ce grand écart entre réseaux sociaux et énergie atomique. Juste la semaine dernière, toute la filière plaidait l’urgence d’une pluie de milliards auprès du Département à l’Énergie US, pendant que l’État publiait sa feuille de route sur la fusion… sans le moindre dollar supplémentaire ! Donc, TMTG tombe à pic — ou au contraire, comme un cheveu orange sur la soupe fusionnelle ?

Tout ce qui brille en bourse n’est pas énergie : les promesses de fusion sont-elles plus solides que les tweets ?

Il faut dire que la trajectoire financière de TMTG a tout du scénario imprévisible, façon série Netflix non-renouvelée. Après une entrée en bourse via une SPAC (oui, encore elles), TMTG a affiché l’an passé une perte très… radiative : près de 55 millions de dollars pour moins d’un million de chiffre d’affaires. Pourtant, ses actifs s’élèvent à plus de 3 milliards, grâce à une stratégie crypto qui laisse autant songeur que la promesse d’un week-end sur Truth Social.

TAE Technologies, elle, continue d’empiler brevets et prototypes depuis les années 90, avec le soutien de gros poissons (Google, Chevron…). Sa technique ? Stabiliser le plasma à coup de champs magnétiques tournants et de rayons de particules… Ce n’est pas encore la fusion façon recette de grand-mère, mais au moins, ils y croient dur comme tokamak. À côté, ils ont même lancé une division science de la vie, transformant des accélérateurs de particules en outils anti-cancer. On n’arrête jamais la diversification aux USA !

Si ce mariage crypto-plasma aboutissait, les promesses sont folles : des gigaWatts propres, continus, en puisant tout simplement de l’eau de mer. Problème : pour l’instant, seule une machine expérimentale a prouvé que la fusion pouvait sortir plus d’énergie qu’elle n’en consomme, et les leaders du secteur, de Bill Gates à Sam Altman, parient plutôt sur la décennie 2030. Autant dire qu’il faudra un peu plus qu’un bouton « Truth » pour allumer le réseau électrique !

Désormais, c’est en mode co-direction que TAE et Trump Media partent à l’assaut de l’impossible, sous la houlette de Devin Nunes et du Dr Michl Binderbauer. Entre posts enflammés et plasma magnétisé, le nouveau tandem promet de « cimenter la domination énergétique des Etats-Unis pour des générations ». Rendez-vous dans quelques années pour voir si la promesse aura vécu plus longtemps qu’un mot de passe sur Truth Social…

En tout cas, si la fusion échoue encore, TMTG pourra toujours inventer l’influenceur nucléaire. Après tout, qui mieux qu’un réseau social pour propager de l’énergie virale ?

Source : Techcrunch

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