« L’argent ne fait pas le bonheur, mais il permet de faire ses cartons plus vite. » Chez Google, les fondateurs Sergey Brin et Larry Page prennent cette maxime au pied de la lettre : il semblerait que la Silicon Valley doive se passer d’eux pour l’apéritif.
Le duo mythique à l’origine de Google est actuellement en mode déménagement XXL. Selon le New York Times, Sergey Brin a passé décembre dernier à faire migrer pas moins de 15 sociétés, celles qui veillent jalousement sur ses investissements et la proue de son superyacht, direction le Nevada. Il faut croire que, pour ses intérêts, le soleil de la Californie c’est bien, mais les cieux fiscaux du désert, c’est encore mieux.
Mais Sergey n’est pas le seul à tracer la route. Larry Page, son comparse de toujours, synchronise sa boussole fiscale : pas moins de 45 entreprises liées à ce dernier ont mystérieusement disparu ou pris le large hors de Californie. Et pour ne pas laisser sa fortune s’ennuyer, il a même investi dans un palace de 72 millions de dollars à Miami. L’art d’aller là où souffle la brise… fiscale.
Quitter la Californie, c’est aussi parfois fuir une brise… de taxes.
Mais attention, tout n’est pas aussi simple. Même en partant, les deux compères n’abandonnent pas complètement leur ancien terrain de jeu ; ils gardent quelques biens immobiliers au cœur de l’État doré. Fuir ou rester ? Le cœur balance, mais le cerveau d’ingénieur calcule chaque centime.
La raison de ce grand exode n’est pas un simple caprice, non, c’est surtout l’ombre d’un projet de taxe tellement californien qu’il risquerait d’attraper Malibu en grippe. Un beau matin de novembre (si la proposition atterrit bien sur les bulletins), les ultra-riches pourraient découvrir un impôt unique de 5%, réservé à ceux dont le compte en banque comporte neuf zéros… et sera rétroactif au 1er janvier 2024 ! Un grain de sable de plusieurs millions dans l’engrenage doré de la Silicon Valley.
Le déménagement supersonique de Sergey et Larry nous rappelle finalement une chose : dans la course poursuite entre innovation et taxation, ce n’est jamais vraiment celui que l’on croit qui a le dernier mot. Alors, qui gagne ? Pour l’instant, ce sont les déménageurs du Nevada qui rigolent.
Une chose est sûre : chez les milliardaires, on ne fait pas que déplacer des bits… On bouge aussi beaucoup de billets !
Source : Techcrunch




