« On ne fait pas d’omelette sans casser quelques œufs », mais visiblement, dans la legaltech, il suffit de casser des codes… bancaires ! Après Harvey et Legora, qui jonglent avec les milliards comme s’il s’agissait de post-its, voici que débarque Sandstone, une startup prête à secouer la fourmilière juridique… mais dans un coin que tout le monde oubliait. Oui, oui, pendant que les projecteurs scrutent les licornes du contentieux, d’autres bousculent les contrats dans l’ombre des PME.
Alors que Harvey et Legora se disputent la pole position des IA pour les cabinets d’avocats privés, Sandstone préfère jouer les snipers et s’attaque à l’immense, mais très négligée, jungle des services juridiques internes aux entreprises. Et la startup ne manque pas de punch : elle vient de lever 30 millions de dollars (série A) – tout ça en moins de temps qu’il n’en faut à votre juriste interne pour retrouver le bon fichier sur son bureau… et six mois seulement après une amorce de 10 millions menée par Sequoia !
Concrètement, Sandstone se concentre sur la gestion des flux de travail et l’automatisation des relations internes : un logiciel pensé pour le quotidien du juriste d’entreprise – celui qui croule sous les e-mails, les Slacks affolés et les tickets Jira à n’en plus finir. Grâce à Sandstone, tout ce petit monde converge, et l’IA s’active en coulisse pour trier, aiguiller et même bâtir des mini-process personnalisés. De quoi transformer la galère du matin en véritable coupe-file légal.
Une révolution juridique, loin des tribunaux, mais tout près du bureau… et des cafés froids.
Mais attention, contrairement à Harvey ou Legora, Sandstone ne rêve pas de remplacer la subtilité du raisonnement juridique : ici, l’idée, c’est d’éliminer le bruit et de muscler l’organisation. Notre héros veut donner de la super-vitamine à des équipes souvent seules, sous l’eau et carencées en outils digitaux adaptés. « Lightspeed croit dur comme fer à l’IA verticale, hyper spécialisée », explique Jarryd Strydom, le COO. On adhère : qui mieux qu’un juriste d’entreprise pour savoir que généraliser… c’est souvent minimiser ?
Certes, tout n’est pas gagné ! Les géants de l’IA, eux aussi, flairent le filon du juridique. Anthropic, par exemple, booste son « Claude for Legal » avec des fonctions de recherches jurisprudentielles et même de préparation de dépositions (parce qu’on n’a jamais trop de mots croisés dans sa journée de juriste, n’est-ce pas ?). Bref, la compétition s’annonce féroce !
En fin de compte, l’innovation, ce n’est pas toujours là où l’on crie le plus fort que ça fait mal. Sandstone prouve qu’il y a encore de l’or à dénicher dans les interstices moins glamour du droit… À condition d’avoir la pelle, et surtout, le bon algorithme.
Alors, la prochaine fois qu’un juriste d’entreprise se plaint de son « flux d’intake », n’hésitez plus : offrez-lui du sable… ou du Sandstone. Avec ça, fini de se prendre la tête, il n’y aura plus jamais de clauses qui coincent !
Source : Techcrunch




