La diagonale du flou : quand la tech fait du vertical, du pliable et beaucoup d’arrangements horizontaux

Illustration originale : Evan Iragatie / Flux

Edito
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La diagonale du flou : quand la tech fait du vertical, du pliable et beaucoup d’arrangements horizontaux

Ce matin, dans la grande ménagerie numérique, tout s’agite : Spoor traque les oiseaux pour éviter qu’ils ne finissent en nuggets sous éolienne, pendant que Cerebras veut faire piou-piou avec la domination de Nvidia, et que les AI, elles, préfèrent guerroyer en mode clause-défense ou fantasmer sur un « mode adulte ». Par-dessus tout ce tohu-bohu, la mobilité autonome fonce décérébrée vers son mur, Chrome empile les onglets comme des balises sur les chemins d’un Internet saturé, Apple veut plier mais sans casser, et dans la Silicon Valley, on ne sait plus si affronter son rival, c’est le tuer ou investir dans son IPO. Non, vraiment, la tech en 2026, c’est une volière où le capital-risque se mélange à la dissonance cognitive : le chaos est à la verticale, et personne ne compte lever le pied… sauf quand les oiseaux migrent.

Qu’y a-t-il de commun entre une IA qui sauve des oiseaux, des fondateurs qui parient par-dessus la concurrence, et un robotaxi qui écrase un chat nommé KitKat ? La réponse : une industrialisation du vivant par la donnée et l’algorithme, qui se solde soit par une orgie de pixelisation (merci Spoor), soit par des milliards jetés sur l’autel de l’AI supérieure – avec Harvey qui transforme les avocats en automate à cash. La grande réconciliation promue par Spoor n’est que la répétition générale d’une promesse bien plus profonde : celle que l’intelligence, artificielle ou pas, gèrera, surveillera, optimisera, standardisera la turbulence ambiante… Mais sous l’arbre à monnaie des géants, chaque contrat et chaque soft engendre son lot de victimes collatérales, que ce soit la biodiversité, le code de la route… ou le bon sens.

Alors on s’adapte, on pivote, et on « feature ». Chrome se verticalise (enfin, il s’inspire surtout de ses copies, on appelle ça l’évolution darwinienne du design), pendant qu’Apple promet un téléphone pliable pour ne pas se faire écarter du bal, et que dans la sombre arrière-cuisine de l’IA, les clauses et les scandales internes remplacent la course à la performance. Tout est question d’acceptabilité, d’éthique vendeur et de « transparence » aussi sélective qu’une barre d’onglets triée par l’IA : on filtre ce qu’on veut, puis on l’expose comme preuve de progrès. Ce cirque algorithmique n’est jamais aussi vertueux que lorsque la polémique fait augmenter l’engagement, et donc la valeur.

À force d’aligner talents, fonds et rivalités, la tech a fait de la compétition un spectacle… dont la morale s’écrit à la vitesse d’un script Python mal relu.

Les ingénieurs nordiques s’improvisent défenseurs de la biodiversité, les startuppers transforment la guerre en entreprise commune (Gros enjeux, petits arrangements), tandis que la mobilité autonome dérive gentiment vers la dystopie juridique. Et pendant que l’AI se dispute sur fond de clauses et de valeurs marchandes, la vraie bataille se joue ailleurs : dans la capacité des humains à tenir la barre d’un progrès qui file de bulle en bulle, de buzz en drama. Nous vivons dans un écosystème saturé d’innovations où le bug n’est pas la négation de la norme, mais sa production principale.

Au fond, la tech 2026 a oublié que le génie algorithmique n’a d’égal que l’étendue de ses angles morts. Sauver un oiseau en IA, c’est admirable, mais qui s’occupera de l’oiseau rare de la pensée critique, fauché par un robotaxi trop zélé ou par la volatilité des valeurs humaines ? Peut-être que l’avenir appartient à ceux qui, comme Chrome, osent enfin regarder leurs onglets… à la verticale.

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