« Pourquoi traverser la route quand on peut créer une barrière virtuelle ? » Voilà la question que semblent poser Peter Thiel et le Founders Fund alors qu’ils investissent non pas dans l’intelligence artificielle à Paris, ni dans la prochaine licorne crypto, mais dans… des colliers pour vaches. Oui, vous avez bien lu. Ne rabaissez pas le museau trop vite : il s’agit d’un sérieux bond technologique au pays des bovins !
Zoom sur Halter, la startup néo-zélandaise qui vient de lever 220 millions de dollars pour propulser sa valorisation à deux milliards – et qui, au passage, promet de révolutionner la « fashion tech » animale. Leur dernier accessoire fait fureur dans les champs : un collier connecté et nourri à l’énergie solaire. Exit les chiens de berger, chevaux ou quads, bienvenue à la gestion de troupeaux depuis le canapé, smartphone à la main !
Derrière cette idée, on retrouve Craig Piggott, jeune prodige élevé au grand air, qui a troqué les bottes pour un ordinateur, et rêve depuis ses 21 ans de faire passer l’agriculture de l’âge du fil de fer à celui de la fibre. À l’aide de tours radio basse fréquence et d’application mobile, les vaches obéissent désormais à des sons et vibrations comme une Tesla qui fait bip-bip dans un parking. Trois essais, et même Marguerite a compris.
Des drones pour les vaches ou des colliers high-tech, la vraie compétition, c’est de garder le troupeau… dans la routine !
Bref, le collier Halter, ce n’est pas juste pour jouer à Mary Poppins version laitière. Le gadget collecte aussi des montagnes de données sur la santé, la fertilité et le comportement des animaux. La promesse ? Une productivité boostée de 20 % minimum, et parfois carrément doublée, tout cela sans faire transpirer le plus feignant des cowboys. Même les grandes firmes pharma comme Merck et les start-up armées de drones pointent le museau pour suivre le marché… mais Piggott garde sur eux plusieurs longueurs d’avance… et d’antenne.
Pourquoi de tels résultats ? Halter a pris le temps de rendre son système infaillible, ou presque, car une panne de 1 % sur mille vaches, ça fait déjà une sacrée vacherie dans les prés. L’objectif reste simple : convaincre les éleveurs avec un retour sur investissement béton, peu importe s’ils sont à Wellington, Wisconsin ou Wallonie !
Pas question non plus de faire de l’Amérique le nombril du monde, selon Piggott : « L’agriculture, c’est mondial, et notre mission aussi. » Déjà présents sur trois continents, Halter rêve en grand avec un chiffre qui fait tourner les têtes d’investisseurs : sur un milliard de vaches à câbler, ils n’en équipent « que »… un million. Autant dire qu’il reste du terrain (et du cou) à conquérir !
Alors la prochaine fois qu’on vous dit que la révolution technologique n’arrive que dans la Silicon Valley, pensez à Halter. Après tout, il ne faut jamais prendre les vaches pour des pigeons : la high-tech, elle aussi, sait ruer dans les brancards !
Source : Techcrunch




